25 novembre 2020

Comment choisir ses chaussures de running en 2020 ?

Lorsqu’on débute en course à pied, il est normal de se poser des dizaines de questions, sur le choix de ses futurs chaussures de running. Vous pourriez croire que plus vous allez progresser, plus cet exercice sera facile. Il n’en est rien. Si vous ouvrez le placard du runneur, vous risquez très vite de vous retrouvez devant une dizaine de paires. C’est encore pire, si vous allez dans un magasin de sport, que ce soit une enseigne généraliste ou chez un spécialiste. Vous allez alors devoir choisir parmi des modèles tous très différents les uns des autres. Voici les clés qui vont vous permettre de trouver votre future paire de chaussures de course à pied. Mais avant même de commencer, sachez qu’aucune marque n’est meilleure qu’une autre. Il faut simplement trouver chaussures à votre pied.

Choisir sa chaussure de running en fonction de sa morphologie

Cela peut vous sembler évident, mais si vous avez un physique de rugbyman, que vous faites 1m80 et que vous approchez des 100 kg sur la balance, vous n’aurez pas besoin de la même paire de chaussures qu’une jeune demoiselle de 1m65 et qui fait 50 kilos tout mouillé. Le premier aura donc besoin d’une chaussure avec un très bon amorti pour absorber l’impact au sol et éviter tous risques de blessures, mais également de bon renfort au niveau du mesh pour éviter que la chaussure se déchire dès la première utilisation. Vous devrez donc investir dans votre paire de chaussures, même si vous débutez. Alors que dans le second exemple, Madame pourra prendre une chaussure plus légère, aussi bien au niveau du mèche que de l’amorti. Une chaussure premier prix ou milieu de gamme pourra très certainement lui convenir. Bien entendu, se baser sur la morphologie est loin de suffire pour trouver la bonne paire de chaussures de running.

La foulée : l’autre clé pour choisir sa future chaussure de running ?

Sachez qu’il existe 3 types de foulées chez l’être humain. Attention, ce n’est pas parce que vous avez telle ou telle foulée que vous allez courir mieux ou moins bien qu’un autre.

  • La foulée universelle : elle porte ce nom, car c’est la foulée qu’on rencontre chez le plus grand monde (environ 50 % de la population). L’appui se fait dans le même axe que le reste du corps. Si vous regardez la semelle de vos chaussures, elles seront usées au niveau du talon et au centre sur la partie avant de votre semelle.
  • La foulée pronatrice : 40 % des coureurs ont ce type de foulée. Vos chaussures vont être plus usées sur le talon côté extérieur, et côté intérieur sur l’avant de la chaussure. Cette usure n’est pas forcément très simple à voir lorsque l’on n’a pas un œil très exercé. Sachez que les femmes, de part leur morphologie (hanches larges), sont souvent pronatrices. Les gros gabarits également ont souvent une tendance à être pronateurs. Enfin, même un coureur universel aura une pronation de fatigue, lorsqu’il va courir sur une distance plus longue que d’habitude.
  • La foulée supinatrice : elle ne touche que 10 % de la population. Cette fois, votre chaussure va être usée uniquement sur l’extérieur.

Maintenant que nous savons ça, il reste à savoir quelle chaussure de running choisir. Si vous êtes supinateur, mauvaise nouvelle : aucun fabricant ne propose de chaussures spécifiques. Pour les deux autres catégories, rien n’est simple également, puisque les fabricants ne vous diront jamais que si vous êtes pronateur, vous devrez impérativement prendre une chaussure pronatrice. Elle vous permettra seulement de gagner un peu en efficacité au moment de la propulsion. Vous serez donc ainsi moins fatigué à la fin de votre sortie running. Un coureur universel pourra également se chausser d’une paire de chaussures pronatrices, s’il a prévu de faire une longue distance (un marathon par exemple). Mais la plupart du temps, une paire de chaussures universelles sera le plus adéquate.

Pour savoir si une paire de baskets est universelle ou pronatrice et que vous n’avez pas de vendeur sous la main, il faudra regarder la densité de la mousse sur la partie arrière de la chaussure. La mousse côté intérieur sera plus dense que la mousse extérieure. Pour être complet et transparent sur le sujet, une chaussure pronatrice ne réduira pas le risque de blessures. La chaussure sera juste plus confortable.

Le confort : un point important dans le choix de sa chaussure !

C’est une notion toute relative, mais là encore, nous allons essayer de vous donner quelques informations qui vont vous permettre de mieux choisir votre chaussure de course à pied. Nous n’allons pas parler ici de l’amorti ou du drop, mais nous allons uniquement nous préoccuper du confort du pied. La première des choses à choisir est la pointure. Sachez que cette information est toute relative. Vous pouvez très bien être habitué à prendre depuis des années des chaussures en 38, et ce n’est pas pour autant que vous devez prendre votre chaussure de running en 38 également, et ce pour plusieurs raisons. Votre pied va avoir tendance à gonfler et à s’étaler, surtout en cas de forte chaleur et lorsque la distance s’allonge. Pour schématiser, si vous ne courez que 3 kilomètres, une chaussure en 38 pourra suffire. Si vous courez entre 8 et 15 kilomètres, préférez une chaussure en 39 et si vous prévoyez de faire un marathon ou un trail, une chaussure en 40 peut très bien être envisagée. Pour complexifier encore un peu plus le choix de la chaussure, un 38 chez une marque n’aura pas la même longueur, qu’un 38 dans une autre marque. Il vous faudra donc essayer pour le savoir. Par exemple, Asics a tendance à chausser plutôt petit.

Pour avoir une idée si vous avez la pris la bonne pointure, voici une petite astuce. Une fois le pied dans la basket, calez bien votre talon à la chaussure. Vous devez au minimum avoir un doigt de marge à l’avant de celle-ci. Voilà pour la longueur. C’est le même principe pour la largeur. Chaque marque offre un espace plus ou moins généreux sur l’avant de la chaussure de running. Ils parlent alors de boite à oreille ou toebox. Il est difficile de savoir si l’espace sera suffisant, sans avoir vraiment essayé la chaussure, mais pour limiter les risques, essayez d’acheter votre chaussure de running en fin de journée. Enfin, il est important de ne pas confondre confort d’accueil et confort d’utilisation. Une chaussure peut avoir plein de mousse à l’intérieur donnant l’impression d’être dans un chausson, sans pour autant être  adaptée à votre pied. Essayez donc de garder à l’esprit cette histoire de longueur et de largeur.

Choisir sa chaussure de running en fonction de son lieu de pratique

Bien entendu, le choix se fait souvent en fonction de son lieu d’habitation, plus qu’en fonction de ses envies. Sachez toutefois que plus le sol est dur, plus vous devrez chercher une chaussure ayant un bon amorti. Sachez également que cette règle est vraie avec la distance. Il nous est difficile de vous donner un avis objectif, sur le fait de prendre un amorti en gel, en Eva, … Les fabricants se chargeront, à grand renfort d’arguments marketing, de vous convaincre que leur chaussure est la meilleure. Souvenez-vous d’une chose : plus une chaussure est performante, moins elle offre de confort à son utilisateur. Ainsi lorsque vous progressez, peut-être achèterez-vous une paire de chaussures pour vos entrainements avec de l’amorti et du confort, et une autre paire pour battre votre chrono. Si vous avez le choix, allez donc plutôt courir sur des chemins que sur du bitume. Nous ne parlons pas ici de chaussures de « route » ou de « trail », mais uniquement d’amorti ayant pour but de préserver vos articulations et d’éviter ainsi tous risques de blessures. Sachez que cet amorti n’est pas inusable. Il vous faudra idéalement changer de chaussures entre 700 et 1200 km. Rassurez-vous, inutile de noter chaque sortie. Les applications le font très bien à notre place.

Si on se concentre maintenant sur le lieu de pratique, une chaussure de route ou chemin  pourra être plus légère, puisque votre pied ne devrait pas rencontrer trop de trous, ni de racines. Les renforts ne seront donc pas trop présents. Attention, il n’y a pas de miracle. Plus le poids de votre chaussure sera faible, plus elle est fragile. Seule cette donnée à un intérêt pour les sportifs de haut niveau. Pour le commun des mortels, une chaussure qui fait 50 g de plus, n’aura aucune influence sur vos performances. Il est donc inutile de se focaliser sur cette donnée. Une chaussure de trail sera équipée de renforts pour éviter que le mesh ne se déchire à la moindre branche ou cailloux agressifs, mais également de crampons pour garder de l’adhérence. Le problème des crampons, c’est qu’ils ont tendance à ne pas aimer les surfaces trop abrasives, et réduisent d’autant la durée de vie de la chaussure. Vous devez donc réfléchir au terrain rencontré, lorsque vous allez courir.

Pour conclure sur le choix des chaussures de running

Vous venez de le lire, le choix d’une paire de chaussures est très personnel, et dépend d’un grand nombre de facteurs. Trouver la bonne chaussure demande du temps. N’achetez pas votre chaussure parce que votre collègue est content des siennes. Attention également, les marques font parfois des modifications sur leur modèles. Il est donc important de bien vous renseigner avant d’acheter votre future paire de chaussures de running.

Comment choisir ses chaussures de running en 2020 ?
4.9 (98%) 32 votes