24 octobre 2021

Sur les chaussures de course: les favoris de Federer font une course racée pour de l’argent

La société, dont les bailleurs de fonds incluent la star du tennis Roger Federer, a déposé une demande de cotation à New York, recherchant une valorisation déclarée pouvant atteindre 8 milliards de dollars (7,3 milliards de francs). SUR les chaussures de course

Les chaussures de course ont parcouru un long chemin depuis les tennis ou les « gifles de route » que les recrues de l’armée devaient autrefois porter.

Ce contenu a été publié le 27 août 2021 – 09:44 27 août 2021 – 09:44

Lex, Financial Times

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Le nom du groupe suisse On fait référence à l’expression « running on clouds ». Les investisseurs auront bientôt la chance de voir si la possession de ses actions est aussi paradisiaque.

La société, dont les bailleurs de fonds incluent la star du tennis Roger Federer, a déposé une demande de cotation à New York, recherchant une valorisation déclarée pouvant atteindre 8 milliards de dollars (7,3 milliards de francs).

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Le timing est parfait. Les cours des actions des grandes marques Nike, Adidas et Puma sont à des niveaux record, ou presque. Les valorisations élevées reflètent les reprises consécutives à la pandémie. Les ventes de Nike et d’Adidas ont grimpé en flèche dans leurs régions d’origine respectives aux États-Unis et en Europe au cours du dernier trimestre.

Les ventes d’On se font presque exclusivement aux États-Unis et en Europe. Le groupe cible les passionnés de fitness sérieux qui sont prêts à payer plus cher. Les investisseurs potentiels doivent être prêts à faire de même.

Les ventes d’On ont suivi le rythme de ses concurrents plus importants, en hausse de 85% au cours des six premiers mois de cette année, à 315 millions de francs suisses (340 millions de dollars). À ce rythme, une valorisation de 8 milliards de dollars représente un multiple élevé de neuf fois. Cela se compare à trois fois et cinq fois les multiples de ventes à terme pour Adidas et Nike respectivement.

La performance financière suggère qu’une prime quelconque est méritée. La marge brute d’On était de 54 % l’an dernier. Chez Adidas c’était 49% et chez Nike 45%. Les ventes directes aux consommateurs à marge plus élevée chez On ne représentaient que 38% du total l’année dernière, contre 41% chez Adidas.

Le groupe suisse devrait être en mesure d’augmenter substantiellement ses ventes directes, compte tenu de sa proposition de niche.

Le territoire d’Adidas et Nike est le marché de masse du « sport ». Un multiple discutable pourrait pousser On à se diversifier, le mettant en concurrence plus étroite avec les deux géants.

Le groupe suisse le fait déjà en produisant davantage de vêtements et d’accessoires. Le risque est que l’attrait premium d’On auprès des aficionados de la course à pied s’envole avec ses ambitions de croissance.

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